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 Etymologie et histoire de Guilligomarc'h

 

 

Guilligomarc’h (ou Guilligomarch) vient du breton « gwele » (clan) et de " Comarch ".

Guilligomarc'h est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d'Arzano. La paroisse de Guilligouarc'h (nom breton) est annexée dès le XIVème siècle à la paroisse d'Arzano ; un seul recteur était titulaire des deux paroisses jusqu'en 1790, et prenait possession dans les deux localités, quoiqu'habitant ordinairement Arzano, ce qui fit à tort considérer Guilligomarc'h comme tréve d'Arzano ; c'était, en fait, une paroisse annexée. La paroisse de Guilligomarc’h, qui dépendait comme Arzano du diocèse de Vannes, est érigée en paroisse distincte de celle d’Arzano et rattachée au diocèse de Cornouaille en 1802. Guilligomarch est érigé en commune en 1790. 

On rencontre les appellations suivantes : Guele Coumarho (en 1323), Guillegoumarch (en 1380), Guelegomarch (en 1514). 

Note 1 : Cette paroisse, de l'ancien diocèse de Vannes, est limitée au nord par Meslan, à l'est par Berné et Plouay, au sud par Arzano, et à l'ouest par Locunolé. L'Ellé d'un coté, le Scorff de l'autre lui font une limite naturelle à l'Occident et à l'Orient. Sa superficie est de 2275 hectares, dont une grande partie est inculte. Le pays est très accidenté et arrosé par plusieurs ruisseaux. Pour la période celtique, la géographie du Finistère de M. Ad. Joanne cite comme se trouvant à Guilligomarch un cromlech appelé le Tombeau de la fileuse, et deux autres cromlechs. Mais les gens du pays, questionnés à ce sujet, n'en ont aucune connaissance. Quant à la période romaine, on prétend trouver des traces d'une voie antique dans un chemin qui va des environs du château du Pou vers Locunolé. Sur le parcours de cette ancienne route, se trouve la petite butte du Tymeur, et plus au sud, vers l'Ellé, une enceinte ayant tout l'air d'un vieux camp. Guilligomarch fut érigé d'assez bonne heure en paroisse et payait en 1387 un cens annuel de 2 sous au chapitre de Vannes, pendant qu'Arzano en payait 10. Son peu d'importance amena son union avec Arzano, mais sans lui enlever son titre de paroisse ; le recteur commun des deux territoires prenait possession des deux églises et des deux presbytères. A quelle époque eut lieu cette union ? — On ne le sait pas au juste. En 1474, il n'y avait qu'un recteur pour les deux paroisses, et l'union était déjà faite. En 1422, comme en 1387, Arzano et Guilligomarch sont mentionnés séparément, et paraissent jouir d'une existence indépendante ; mais il ne faut pas trop se fier à une liste plus ou moins exacte de l'état des paroisses, et l'union pourrait à la rigueur remonter au XIVème siècle (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Les Chouans à Guilligomarc'h en 1794 : 3 Frimaire IIIème année républicaine (24 Novembre 1794) : « Nous soussignés, André Horellou, Laurent-Louis Le Rousseau et François-Marie Huguet, commissaires nommés par le District de Quimperlé, à l'effet de se transporter avec la force armée, le juge de paix et un officier de santé au lieu communal de Guilligomar, pour vérifier l'état de la caisse du receveur des contributions et prendre les renseignements nécessaires sur les rassemblements qui doivent avoir lieu dans la dite commune et les environs, principalement de celui qui a eu lieu dans la nuit du 1er au 2ème de ce mois, rapportons nous être transportés, ce jour 3 Frimaire an III, jusque au bourg de Guillomach. Arrivés à la porte du Curé constitutionnel, nous avons trouvé cette maison environnée d'une grande quantité de curieux attirés par la nouvelle de l'assassinat commis en la personne du Curé, que nous avons trouvé gisant dans son appartement, percé de plusieurs coups de fusils et tirés, suivant les apparences, à bout portant, puisque sa chemise s'est trouvée brûlée et noircie par le feu de la poudre. Nous avons ensuite fait venir le receveur des contributions, qui nous a déclaré qu'il n'avait que le rôle des impositions et que l'argent estait entre les mains du Curé, qui avait été assassiné la veille ; que les brigands avaient tout pillé, et que la servante pourrait nous confirmer le fait si nous le jugions convenable. Cette dernière, appelée, nous a déclaré, en présence du receveur, n'avoir pas vu voler ; qu'elle convient que les brigands sont entrés dans le cabinet du défunt et qu'elle a connaissance que ce dernier avait un portefeuille contenant 300 livres en assignats. Examen fait d'un prie-Dieu existant dans le cabinet du défunt, et où l'on dit qu'était son argent, nous n'y avons vu aucune apparence d'effondrement, mais avons trouvé les clefs dans les serrures. Nous avons ensuite pris tous les renseignements possibles sur le rassemblement qui eut lieu, la veille, dans la dite commune. D'après les différents rapports qui nous ont été faits, il résulte qu'il existe, dans la forêt du Pont-Callek, un rassemblement assez considérable, composé de brigands et de déserteurs, qui ont des chefs. Ces hommes sont presque tous armés et habillés en païsan ; quelques-uns seulement, et en petit nombre, sont habillés en bourgeois. Ils sortent par bande de ce bois, pour faire des irruptions dans les communes voisines. Il parait que c'est un noyau qui se forme, qui se recrute journellement et qu'il est instant de dissiper pour éviter de grands malheurs. Il est à la connaissance de plusieurs que, tous les jours, cette troupe s'augmente, que ceux qui étaient dans la ci-devant commune de Scaër n'y sont plus et ont probable­ment rejoint ce noyau ; que dans les communes de Fouesnant et Melgven, où il y a beaucoup de déserteurs, des jeunes gens de la réquisition, qui précédemment se cachaient, prennent beaucoup moins de précautions depuis que ce rassemblement a lieu, et s'y joignent même partiellement. On en a vu passer à Querrien, à Languidic, etc., et Jean Bourden, journalier de Charles Boulé, connaît un particulier qui a voyagé avec douze brigands qui, vendredi dernier, lui ont demandé le chemin de la forêt du Pont-Calleck, et ont fait route ensemble jusqu'au Pontuler. Ce qu'il y a de certain, d'après les déclarations de la femme Courant, Hélène Huat, femme de Corentin Le Glanet et de Catherine Le Dain, servante du Curé assassiné, est que ces brigands se sont présentés le 1er de ce mois, vers les 11 heures et demie du soir (vieux style) (sic), à la porte de la maison occupée par l'instituteur et le Curé, au nombre de plus de 200, presque tous armés de fusils, dont plusieurs de munition, et 4 à 5 de fusils à deux coups ; qu'ils portaient et parlaient (sic) le costume du païs et des environs ; qu'ils étaient conduits par des individus connaissant particulièrement l'intérieur de la maison ; que 9 ou 10, qui étaient entrés dans la chambre du Curé s'en retournaient après avoir fait des perquisitions inutiles, lorsqu'un dernier arrivé leur indiqua la porte du cabinet où couchait le Curé ; que du nombre de ceux entrés dans cette maison, on a particulièrement distingué 5 individus, dont un habillé en veste de chasse grise ou blanche, de la taille d'environ 5 pieds 2 pouces ; un second, habillé en rouge, de la taille d'environ 5 pieds ; un troisième en veste de chasse brune, beaucoup plus petit que les deux autres et maigre ; un quatrième, habillé en bleuf, et un cinquième, en habit de païsan, de grande taille, marqué de petite vérole ; les quatre premiers armés de fusils à deux coups. Le premier de ces individus, celui qui était en veste de chasse grise ou blanche, demanda le calice et la croix, et on lui répondit que ces objets n'étaient pas chez le Curé. Nous y avons cependant trouvé le calice, que nous avons emporté pour être remis au District, et avons requis par écrit la Municipalité de transporter de moment à autre au District toute l'argenterie de l'église. Pendant que nous prenions ces renseignements, on est venu nous rapporter qu'un des païsans présents, lors de notre arrivée, mais dont on ignore le nom, venait de monter sur un cheval noir et avait pris au grand galop la route du moulin du Pou, lieu habituellement fréquenté par ces brigands. Nous avons néantmoins continué nos opérations, et nous avons recueilli différents faits qui peuvent procurer des renseignements intéressants. Nous avons su qu'un individu était venu chez Antoine Rocher, aubergiste de Guilligomarc'h, s'informer si les habitons de cette commune avaient toujours leur Curé ; et sur l'affirmative qu'on lui donna, sa réponse fut que s'ils l'avaient encore, ils ne l'auraient pas longtemps. Suivant le rapport du citoyen Pécart (ancien curé constitutionnel), officier municipal d'Arzano, deux particuliers, scieurs de long, travaillant à la maison de campagne du citoyen Vernon, commune d'Arzano, ont dû annoncer ce qui est arrivé dans la nuit du 1er au 2 de ce mois, ce qui est arrivé dans les communes de Lignol et Berné, et dire qu'il y avait un rassemblement de plus de 1.000 hommes dans la forêt du Pont-Callek. D'après différents rapports, il paraît presque certain qu'il existe des prêtres réfractaires et des ci-devant émigrés, au nombre de ceux qui forment ce rassemblement, et on soupçonne fortement le ci-devant Curé de cette commune, le nommé Guennec, que l'on sait avoir erré longtemps dans les environs, à la poursuite duquel le Curé assassiné a lui-même conduit les gendarmes, de jour et de nuit. On peut avoir également de grands motifs de suspicion contre la domestique du dit Le Grannec, demeurant actuellement à Saint-Patern-Melan, et qui entretient toujours des correspondances avec les habitans de Guilligomarc'h et fréquente principalement ceux de Kerouannec, Toul-an-Tymen, etc. C'est ici le moment d'observer que ce curé Le Guennec jouit d'une tenue au lieu de Pontbrun, commune d'Arzano, indivise avec ses frères, qui n'est encore ni vendue ni séquestrée. Arrêté les jour et an que devant. HORELLOU, HUGUET, ROUSSEAU » (L. 268).

Note 3 : Le pardon des chevaux est créé à Guilligomarch en 1880, par le boulanger du bourg, Jean André et son ami Fichoux. C'est en Guilligomarch, au village de Kerulvé, que meurt le 20 mai 1864, Marie-Renée Pellan, la Marie du barde Brizeux.

Note 4 : J. Le Guennec, vicaire de Guilligomarc'h, refusa le serment, fut interné au château de Brest, en 1792, mais élargi par ordre du Département, malgré les représentations du District de Quimperlé. Au Concordat, il dut rester attaché au diocèse de Vannes. Après le Concordat, Guilligomarc'h continua à être desservi par les prêtres d'Arzano, jusqu'à son érection en paroisse. Voici, depuis cette époque, les noms des Recteurs : - 1815 : Louis Mahé, de Moëlan. - 1824 : Yves Carn, de Crozon. Louis-Joseph-Baptiste Guiffés, de Coray. - 1834 : Yves-Valentin Nivo, de Scaër. - 1836 : Yves-Corentin Pétillon, de Briec. - 1838 : François-Louis Le Nahennec, de Scaër. - 1858 : Julien Salaun, de Quimper. - 1859 : Pascal Quélennec, de Concarneau. - 1864 : Jean-Marie Drogou, de Bohars. - 1868 : Jean Kerbrat, de Plounévez-Lochrist. - 1880 : Jean-Guillaume Pellé, de Primelin. - 1887 : Grégoire Mahé, de Trégourez. - 1896 : Auguste Perhirin, de Quimper, ... Liste non exhaustive des Vicaires de Guilligomarc'h depuis le Concordat : - 1849 : Joseph Levé, de Nostang (diocèse de Vannes). - 1854 : Pierre-Marie Pouliquen. - 1857 : Paterne-Corentin Briec. - 1860 : Gabriel-Marie Rolland. - 1861 : Guillaume Kerveillant. - 1863 : Alexandre Pilven. - 1865 : Henri Bernard, de Gourin. - 1867 : Joseph Le Bot. - 1868 : Julien-René Allain. - 1876 : Jean-Toussaint Laurent. - 1879 : Guillaume Le Floc'h. - 1881 : Auguste Perhirin. - 1885 : Jean-Louis Boulis. - 1887 : Jean-François Gorgeu. - 1891 : Gabriel-Marie Nicolas. - 1894 : Jacques-Marie Calvarin. - 1899 : Germain Le Séac'h. - 1905 : Jules Lechat. - 1907 : Paul-Marie Jézéquel, ... (Archives de l'Evêché).

 

Source : http://www.infobretagne.com/guilligomarch.htm

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