
Sommaire:
1 - La Muse de Brizeux avait une descendante
(extrait du journal Le Télégramme du 16.09.2003)
2 - Extrait du poème Marie d'Auguste Brizeux
3 - Acte de décès (n° 16) de Marie Pellan
4 - Sur les pas d'Auguste Brizeux à Lorient
(extrait du journal Ouest-France du 05.08.2009)
5 - Un pieux hommage à Brizeux
(extrait du journal L'Ouest-Eclair du 19.05.1925, page 4)
(extrait du journal L'Ouest-Eclair du 24.05.1925, page 4)
7 - La pose d'un médaillon au monument de Brizeux
(extrait du journal L'Ouest-Eclair du 25.05.1925, page 4)
(extrait du journal L'Ouest-Eclair du 31.01.1940, page 5)
(photo de Bernard Thomas)
Dans le cadre de l'exposition, présentée depuis le 12 septembre à la médiathèque de Lorient, consacrée à Auguste Brizeux, une journée, ayant pour thème la découverte des lieux marqués par le passage du poète, de Lorient à Quéven et d'Arzano à Scaër, était organisée samedi sous la houlette de Jo Rio, maître de conférence à l'UBS.
A Guilligomarc'h, 40 participants ont achevé ce périple riche en découvertes, en venant rendre hommage à celle qui fut la muse de l'homme de lettre, Marie Renée Pellan, inspiratrice d'œuvres majeures du patrimoine poétique breton..
Emotion
Parmi les visiteurs, Jeanne Gerkiens, descendante de Marie par la branche maternelle, a spécialement effectué le voyage depuis Paris où elle réside pour rendre hommage à sa célèbre ancêtre. En compagnie de Jo Rio, elle s'est attardée longuement devant la sépulture et autour de l'édifice pour recueillir quelques éléments nouveaux sur la vie de son aïeule. Visiblement touchée de constater que la tombe a été fleurie pour l'occasion, c'est avec une certaine émotion, qu'elle confie : " Je pense être la seule survivante de la descendance de Marie. Après avoir effectué des recherches généalogiques approfondies, ce sont les traces de deux siècles de filiation, depuis les années 1600 jusqu'en 1800, que j'ai collectées. D'autres archives conservées à Quimper ou à Rennes, pourraient peut-être m'en apprendre davantage, mais ce n'est plus aujourd'hui que je vais m'engager dans ce travail de fourmi !".
Premier amour de jeunesse, héroïne du recueil intitulé "Marie", publié en 1828, "celle qui jadis venait du Moustoir pour se rendre au catéchisme" que Brizeux remarquait et recherchait à cause de la finesse de ses traits, de sa douceur et de sa bonté. Marie-Renée Pellan, repose désormais sur la terre guilligomarchoise, où elle disparut en 1864 à l'âge de 64 ans, le 20 mai, à 21 h, au village de Kerulvé.
Une simple ardoise gravée
La tombe adossée à un mur de l'église de Saint-Méven a été récemment restaurée par la municipalité, qui espérait, à cette occasion, faire réapparaître les inscriptions et les motifs gravés dans le granit. Malheureusement, l'usure provoquée par le temps, n'en donne aujourd'hui qu'une image imprécise. Seuls, surplombant le monument, sont gravés sur une simple ardoise ces quelques mots écrits en français et en breton : "Elle fut Marie chantée par Auguste Brizeux".
extrait du journal Le Télégramme du mardi 16 septembre 2003 - Bernard THOMAS -
ACTE DE DECES (n° 16) de Marie PELLAN
L'an mil huit cent soixante quatre, le vingt et un mai à quatre heures du soir, pardevant nous Etienne PICARDA, adjoint remplissant les fonctions d'officier de l'état-civil de la commune de GUILLIGOMARC'H, canton d'ARZANO, arrondissement de QUIMPERLE Finistère, sont comparus Vincent ROUZIC âgé de trente quatre ans, cultivateur, beau-fils de la défunte et Jean Marie BARDOUIL âgé de vingt trois ans, cultivateur, fils de la défunte, les deux domiciliés à Kerulvé en cette commune, lesquels nous ont déclaré que hier à neuf heures du soir, Marie Renée PELLAN âgée de soixante quatre ans, cultivatrice, née en la commune d'ARZANO et domiciliée à Kerulvé en la commune de GUILLIGOMARC'H, fille de feu Guillaume PELLAN et de feue Marie KERLAN, veuve de feu Thomas BARDOUIL, est décédée en sa maison de Kerulvé, ce dont nous nous sommes assuré et lecture a été faite du présent acte que nous avons seul signé, les déclarants n'ayant su le faire de ce enquis.
signé: PICARDA jlg
SUR LES PAS DU POETE AUGUSTE BRIZEUX A LORIENT
Auguste BRIZEUX est né en 1803 à LORIENT. IL y est enterré, quoique mort à MONTPELLIER en 1858. On peut aller de sa maison natale, rue Poissonnière, à sa tombe au cimetière de Carnel, en empruntant .... la rue Brizeux. Orphelin, élevé à ARZANO, le jeune Auguste entre en communion avec cette Bretagne profonde dont il parle la langue.
Son amour pour une jeune paysanne lui inspire son poème Marie, fort bien accueilli par Sainte-Beuve lors de sa parution en 1828. BRIZEUX est lancé et, dès lors, il ne cesse d'écrire. Bien oublié, il a disparu des dictionnaires et ses oeuvres ne sont pas rééditées.
Sa tombe à Carnel est simple et belle. Le parc Chevassu abrite aussi une statue du poète.
extrait du journal Ouest-France du mercredi 5 août 2009 jlg
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